Discordance linguistique en psychiatrie hospitalière
Équipe de recherche
-
CCPC-É Lahaie (ISM), C Webber (OHRI)
-
CCS Johnston (ISM), P Tanuseputro (OHRI), A Dargel (U Ottawa), M Gibb (OHRI), M Reaume (U Ottawa), D Myran (OHRI), S Karunananthan (U Ottawa)
Organisme subventionnaire
-
Association médicale universitaire Montfort (78 000$)Période 2024-2025
Résumé
Les membres d’une minorité linguistique qui reçoivent des soins dans une langue autre que leur langue principale présentent généralement des résultats de santé moins favorables. Les travaux de notre équipe visent à identifier les contextes de soins où les effets de la discordance linguistique sont les plus marqués, afin de mieux orienter les stratégies d’amélioration des services.
Les patients hospitalisés en psychiatrie constituent un groupe particulièrement vulnérable, puisque les différences linguistiques et socioculturelles entre les patients et les médecins peuvent affecter la communication clinique, la relation thérapeutique et, ultimement, les résultats de soins. Nous posons l’hypothèse que la discordance linguistique patient-médecin est associée à des résultats moins favorables, tant durant l’hospitalisation qu’après le congé.
Cette étude vise à déterminer si la discordance linguistique entre les patients et les médecins est associée à des résultats défavorables chez les personnes hospitalisées en psychiatrie en Ontario, avec une attention particulière portée à l’Hôpital Montfort. Elle cherche également à identifier les processus de soins susceptibles de contribuer à ces disparités, notamment le recours à des mesures de contention, afin de cibler les interventions les plus prometteuses pour réduire les inégalités linguistiques en santé.

