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Mesure d’accès linguistique aux médecins de famille

Équipe de recherche

  • CP
    L. Bjerre (U Ottawa)
  • CC
    C. Bélanger (U Ottawa), P. Timony (U Laurentienne), A. Gauthier (U Laurentienne), A. Désilets (Société Santé en français), A. Bélizaire (Santé Ontario Est), G. Laferrière (ministère de la Santé), J. Fitzsimon (U Ottawa), C. Peixoto (U Ottawa), L. Godfrey (Institut du Savoir Montfort).
  • Part. Institut du Savoir Montfort, Département de médecine familiale de l’Université d’Ottawa

Organisme subventionnaire

  • INSPIRE-PHC (25 000 $)
    Période : 2024-2025

Résumé

Contexte/Objectifs- Fournir des soins dans la langue préférée du patient améliore les résultats cliniques et la satisfaction. Or, le ratio médecins francophones /population francophone, souvent utilisé pour estimer l’accès, ne tient pas compte du fait que les médecins francophones soignent aussi des non-francophones, plaçant les francophones en situation de concurrence. Nous proposons une nouvelle méthode pour évaluer plus équitablement l’accès aux soins linguistiques entre groupes.
Méthodologie – À partir de données publiques sur la population (recensement 2021 de Statistique Canada) et sur les médecins de famille (Collège des médecins et chirurgiens de l’Ontario, janvier 2024), nous avons d’abord calculé des ratios bruts de médecins pour 1 000 personnes selon les groupes linguistiques. Ces ratios ont ensuite été ajustés pour tenir compte de la concurrence entre groupes, en considérant la proportion de médecins francophones desservant l’ensemble de la population. Enfin, nous avons estimé la probabilité de recevoir des soins dans la langue du patient, en intégrant la taille des groupes médicaux, les soins non concordants et les patients sans accès à des soins.
Résultats- À l’échelle provinciale, le ratio brut était de 2,42 médecins francophones/1 000 francophones, mais chutait à 0,09 après ajustement. En supposant que 84 % des Ontariens ont un médecin de famille, un anglophone a 100 % de chances de consulter dans sa langue, contre seulement 11,4 % pour un francophone. Les anglophones sont ainsi 8,8 fois plus susceptibles de recevoir des soins dans leur langue.
Conclusion- Les indicateurs traditionnels surestiment l’accès des francophones à des soins en français. Notre approche révèle une iniquité marquée et offre un outil plus juste pour la planification des ressources en santé, applicable à d’autres groupes linguistiques minoritaires.

Unissons la science et les communautés francophones en situation minoritaire (CFSM) pour améliorer l'équité, l'accès et la qualité des soins en français, partout au Canada


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