Offre active : déploiement de simulations interprofessionnelles
Équipe de recherche
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CCP
I. Giroux (U Ottawa), S. Savard (U Ottawa)
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CCJ. Savard (U Ottawa), M. Dorion (U Sherbrooke), M. Muray (U Ottawa), J. O’Neil (U Ottawa), J. Tyerman (U Ottawa), S. Collin (U Moncton), L. Shoppoff (U Ottawa)
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PartenairesS. Bigras (Collège La Cité), F. Giasson (U Saint-Boniface)
Organisme subventionnaire
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CNFS Secrétariat national (50 000 $)Période : 2023-2025
Résumé
Les communautés francophones en situation minoritaire (CFSM) ont un accès limité à des services sociaux et de santé en français, ce qui peut entraîner des erreurs de diagnostic et affecter la qualité des soins. Comme les membres des CFSM n’osent pas toujours demander des services dans leur langue (Drolet et coll., 2017), l’offre active (OA) — qui consiste à inviter dès le premier contact les bénéficiaires à choisir la langue officielle de leur choix (Bouchard et coll., 2012) — devient un levier essentiel. En contexte linguistique minoritaire, les francophones reçoivent des services de professionnels formés tant en milieux francophones qu’anglophones. Il est donc crucial que tous les futurs professionnels soient outillés pour reconnaître les enjeux propres aux CFSM et à l’OA, afin de favoriser l’accès équitable aux services en français.
Dans cette optique, notre équipe a conçu un programme de simulations interprofessionnelles (SIMs IP) sur l’OA destiné aux futurs professionnels de la santé et des services sociaux. Ce programme a été expérimenté à l’Université d’Ottawa, principalement auprès d’étudiants francophones. Nous souhaitons maintenant l’élargir à d’autres établissements formant des professionnels appelés à travailler auprès des CFSM, notamment en sensibilisant les étudiants anglophones à l’importance de l’OA.
Notre objectif est d’adapter, implanter et évaluer les SIMs IP en OA dans divers contextes d’apprentissage au Canada. Pour y parvenir, nous collaborerons avec des institutions membres du CNFS afin de :
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Mettre en œuvre les SIMs IP dans des programmes de formation en santé et services sociaux, francophones et anglophones ;
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Cerner les facilitateurs et obstacles à leur implantation à l’aide de sondages et d’entretiens avec le corps professoral et les coordonnateurs de programmes ;
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Évaluer les retombées du programme auprès des futurs professionnels, des enseignants et des milieux de formation.

