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Colloque ACFAS 2026

Santé, langue et culture : enjeux, pratiques et innovations pour une meilleure accessibilité et qualité des soins destinés aux minorités linguistiques et culturelles

Colloque tenu le 13 mai 2026

Dans le cadre du 93e Congrès de l’ACFAS 2026, le Colloque 109 – Santé, langue et culture a offert un espace privilégié de réflexion et d’échange sur l’intégration des dimensions linguistiques et culturelles dans l’organisation et la prestation des services de santé et des services sociaux.

Réunissant plus d’une cinquantaine de participant·es, 13 présentations orales, 9 affiches et un panel de gestionnaires en planification de la santé, ce colloque a constitué une occasion unique de partager les avancées de la recherche et de réfléchir aux enjeux linguistiques touchant la santé des communautés francophones en situation minoritaire, tant au Canada qu’à l’international.

Comité organisateur

Sébastien Savard

Université d’Ottawa

Josée Benoît

Université d’Ottawa

Eric Forgues

Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques

Isabelle Giroux

Université d’Ottawa

Sathya Karunananthan

Université d’Ottawa

Salima Massoui

Hopital de Montfort

Hélène Archambault

Université de Saint-Boniface

Partenaires de cet événement

Communications orales

Les soins hospitaliers en concordance linguistique : résultats de l’Enquête sur la population de langue officielle en situation minoritaire de 2022

Daphne Fernandes (Statistics Canada) et Étienne Lemyre (Statistique Canada)

Résumé

Menée par Statistique Canada, l’Enquête sur la population de langue officielle en situation minoritaire (EPLOSM) de 2022 a recueilli divers renseignements sur l’expérience en matière de soins de santé des adultes de langue anglaise au Québec et des adultes de langue française au Canada hors Québec. Cette communication, qui fera état des résultats d’une étude reposant sur les données de l’EPLOSM, porte sur les facteurs les plus fortement associés au fait que les adultes de langue officielle en situation minoritaire qui considèrent comme important de recevoir des services de santé dans leur langue aient souvent ou toujours reçu de tels services dans la langue minoritaire lors de leurs visites à l’hôpital. En particulier, des résultats sur l’obtention de soins en concordance linguistique seront présentés selon le groupe d’âge, le statut d’immigrant, la connaissance des lois encadrant les services de santé dans la langue minoritaire et le fait d’être à l’aise de demander des services de santé dans cette langue. À partir de renseignements sur l’emplacement des hôpitaux provenant de la Base de données ouvertes sur les établissements de soins de santé, le rôle de la proximité des hôpitaux désignés pour offrir des services dans la langue minoritaire est également examiné. La communication fera par ailleurs état des autres avenues analytiques rendues possibles par l’EPLOSM en matière de soins de santé dans la langue officielle en situation minoritaire.

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« Parce qu’on est bilingue, on est pénalisé » : l’accès aux services en santé en français au Nouveau-Brunswick et les différences générationnelles

Shayna-Eve Hébert (Université de Moncton) et Éric Forgues (Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques)

Résumé

Au Nouveau-Brunswick, l’accès aux services de santé dans les deux langues officielles (anglais et français) est un droit. Néanmoins, la recherche montre que l’accès à ces services en français y est parfois limité (Forgues et Landry, 2014). Les patient.e.s francophones ont donc des chances de vivre de la discordance linguistique (DL) dans les services de santé. Pour comprendre la forme que peut prendre la DL et ses répercussions sur les expériences des patient.e.s francophones, nous avons mené une recherche qualitative qui aborde cette question en tenant compte de l’âge des patient.e.s. Notre analyse s’appuie sur des entretiens semi-directifs menés auprès de 14 francophones (25 à 76 ans). Nous avons constaté que les patient.e.s francophones doivent prendre en charge une partie des exigences associées au bilinguisme. L’âge des patient.e.s ne semble pas avoir de répercussions sur l’expérience vécue dans un contexte de DL. Cependant, des différences à l’égard des attitudes linguistiques sont observés en fonction de l’âge. L’objectif de notre communication est de présenter les résultats de cette étude. RÉFÉRENCE Forgues, É. et Landry, R. (2014). L’accès aux services de santé en français et leur utilisation en contexte francophone minoritaire. Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques.

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Former les futurs professionnels en santé et travail social à l’Offre active de services en français en contexte interprofessionnel : Les impacts d’une formation par simulation.

Sébastien Savard (Université d’Ottawa), Isabelle Giroux (Université d’Ottawa), Cris-Carelle Kengneson (Université d’Ottawa), Jacinthe Savard (Université d’Ottawa), Jane Tyerman (Université d’Ottawa) et Josée Benoît (Université d’Ottawa)

Résumé

Cette communication présente les résultats d’une recherche sur les effets d’une formation par simulation portant sur l’offre active (OA) de services en français (SEF) mesurés par une autoévaluation de l’amélioration des connaissances liées à l’OA et du niveau de confiance la mettre en pratique. Des recherches ont démontré que, même formés en français, les professionnels de la santé et des services sociaux (SSS) se sentent peu outillés pour faire de l’OA de SEF. L’absence de services dans sa langue peut entrainer des bris de communication, une mauvaise évaluation des besoins et un engagement moindre de l’usager envers le traitement. Une formation par module virtuel de simulation à l’OA en contexte interprofessionnel (IP) a donc été développée et offerte à 216 stagiaires de programmes universitaires en santé et travail social donnés en français. La formation, réalisée en ligne, était suivie d’une séance de débreffage virtuelle synchrone. Les participants ont rempli le Simulation Effectiveness Tool – Modified (SET-M), traduit en français et adapté à l’OA, après la simulation et après le débreffage. Des analyses descriptives ont été réalisées pour rapporter les résultats du SET-M. Les résultats démontrent que la formation a amélioré les connaissances des participants sur l’OA et leur confiance à la mettre en pratique. Le module virtuel de simulation s’est donc avéré un outil prometteur pour former les futurs professionnels à l’OA de SEF en contexte interprofessionnel.

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Rétention des professionnels de la santé au sein des communautés francophones en situation minoritaire : les enseignements d’un dialogue provincial

Stéphanie Collin (Université de Moncton), Anik Dubé (Université de Moncton), Marie-Eve Forest (Université de Moncton), Shadrak Kagouehi (Université de Moncton), Martin Lauzier (Université de Moncton) et Stéphanie Maillet (Université de Moncton)

Résumé

Au Nouveau-Brunswick, comme ailleurs, la rareté des ressources professionnelles affecte l’offre des services de santé, et n’épargne pas les régions rurales où sont concentrées des communautés francophones et acadiennes. Cette situation se traduit par des interruptions de services hospitaliers et des détournements d’ambulances. Une recherche antérieure menée par notre équipe a permis de mettre en lumière divers facteurs influençant la rétention durable. Du côté des infirmières, celle-ci est affectée par exemple par des conditions de travail difficiles, tandis que chez les médecins, il est souvent question de lourdeur administrative. Cette communication vise à présenter les principaux apprentissages tirés d’un projet de recherche en cours visant l’élaboration, par diverses parties prenantes, de stratégies convergentes de rétention du personnel médical et infirmier. La méthodologie repose sur un Delphi qualitatif en trois étapes distinctes. Notre contribution porte plus spécifiquement sur les enseignements tirés du Delphi 1, qui a réuni lors d’une journée de dialogue, différents « experts stratégiques », dont des représentants syndicaux, des cadres des réseaux de santé et des associations médicales. Ce dialogue a permis de cerner deux problématiques centrales, soit le contrôle sur la pratique et la charge de travail, et d’en dégager des leçons communes et utiles aux décideurs publics et autres acteurs clés œuvrant dans des contextes linguistiques et culturels minoritaires.

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La concordance linguistique patient-médecin et la mortalité de toutes causes: une étude de cohorte rétrospective de la population québécoise

Mathieu Labossière (UdeS – Université de Sherbrooke), Michael Reaume (Université d’Ottawa), Benjamin Holahan (Université d’Ottawa), Elaine Kilabuk (Hôpital d’Ottawa), Joel Nkosi (University of Manitoba), Harminder Singh (University of Manitoba), Denis Prud’homme (Université de Moncton), Sathya Karunananthan (Université d’Ottawa), Sharon Johnston (Institut du Savoir Montfort) et Lisa Lix (University of Manitoba)

Résumé

Des études démontrent que les patients recevant des soins de santé dans leur langue ont de meilleurs résultats de santé. Nous avons investigué si la concordance linguistique patient-médecin est associée à la mortalité toutes causes. Nous avons mené une étude de cohorte rétrospective à partir des données de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes entre 2003 et 2014, liées aux données de mortalité jusqu’en 2017. La régression Cox à risques proportionnels multivariable a été utilisée pour examiner les rapports de risque (Hazard ratios, ou HR) entre la concordance linguistique patient-médecin et la mortalité. Nous avons étudié 7185 répondants anglophones au Québec, 16100 répondants francophones hors Québec, 1970 répondants parlant une langue autochtone, et 25120 répondants parlant une langue allophone. Très peu de répondants parlant une langue autochtone ont reçu des soins médicaux dans leur langue. La concordance linguistique était associée à des taux de mortalité plus faibles chez les répondants francophones (HR 0,89; intervalle de confiance [IC] de 95 % 0,79-1,00) et chez les allophones (HR 0,73; IC de 95 % 0,65-0,83). Il n’y avait pas d’association pour les anglophones (HR 1,25; IC de 95 % 0,97-1,61). L’offre de soins dans la langue du patient en particulier chez les francophones hors Québec et les allophones améliore leur survie à long terme. Les systèmes de santé devraient prioriser la prestation de soins médicaux dans la langue de préférence du patient.

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Pourquoi la langue importe-t-elle dans les consultations médicales ? La justice linguistique dans le système de santé catalan

Joana Pena-Tarradelles (Universitat Pompeu Fabra)

Résumé

Cette communication examine comment la langue utilisée dans les services de santé en Catalogne influence la qualité des soins et l’expérience des patients catalanophones dans un contexte bilingue espagnol-catalan. S’appuyant sur les théories de la justice linguistique (Morales-Gálvez & Riera-Gil, 2019) et de la sociolinguistique critique (Heller et al., 2024), l’étude analyse 40 observations en consultations médicales et 50 entretiens semi-structurés avec des patientes catalanophones, ainsi que 12 entretiens avec des médecins castillanophones, réalisés dans la Région métropolitaine de Barcelone. Les résultats montrent que, malgré un bilinguisme élevé parmi les catalanophones, la réception de soins en espagnol peut générer des inégalités communicatives et identitaires chez ces patients. Les idéologies linguistiques (Schieffelin, Woolard, and Kroskrity 1998 ; Woolard, 2016) des professionnels et des patients structurent ces expériences, expliquant pourquoi, pour certains, l’attention sanitaire en espagnol est perçue comme problématique et associée à des impacts communicatifs et identitaires, tandis que ces conséquences sont, pour d’autres, minimisées ou invisibilisées. Ces données empiriques soulignent l’importance de l’élaboration de politiques linguistiques adaptées et attentives aux besoins des minorités linguistiques afin de réduire les inégalités d’accès aux soins entre les différents groupes linguistiques dans des contextes multilingues.

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La concordance linguistique patient-médecin et la mortalité à long terme: une étude de cohorte rétrospective de la population canadienne

Benjamin Holahan (Université d’Ottawa), Michael Reaume (Université d’Ottawa), Mathieu N. Labossière (Université de Sherbrooke), Elaine Kilabuk (Hôpital d’Ottawa), Stephanie Van Haute (University of British-Columbia), Joel Nkosi (University of Manitoba), Harminder Singh (University of Manitoba), Denis Prud’homme (Université de Moncton), Sathya Karunananthan (Université d’Ottawa), Sharon Johnston (Institut du Savoir Montfort) et Lisa M. Lix (University of Manitoba)

Résumé

Des études démontrent que les patients recevant des soins de santé dans leur langue ont de meilleurs résultats de santé. Nous avons investigué si la concordance linguistique patient-médecin est associée à la mortalité toutes causes. Nous avons mené une étude de cohorte rétrospective à partir des données de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes entre 2003 et 2014, liées aux données de mortalité jusqu’en 2017. La régression Cox à risques proportionnels multivariable a été utilisée pour examiner les rapports de risque (Hazard ratios, ou HR) entre la concordance linguistique patient-médecin et la mortalité. Nous avons étudié 7185 répondants anglophones au Québec, 16100 répondants francophones hors Québec, 1970 répondants parlant une langue autochtone, et 25120 répondants parlant une langue allophone. Très peu de répondants parlant une langue autochtone ont reçu des soins médicaux dans leur langue. La concordance linguistique était associée à des taux de mortalité plus faibles chez les répondants francophones (HR 0,89; intervalle de confiance [IC] de 95 % 0,79-1,00) et chez les allophones (HR 0,73; IC de 95 % 0,65-0,83). Il n’y avait pas d’association pour les anglophones (HR 1,25; IC de 95 % 0,97-1,61). L’offre de soins dans la langue du patient en particulier chez les francophones hors Québec et les allophones améliore leur survie à long terme. Les systèmes de santé devraient prioriser la prestation de soins médicaux dans la langue de préférence du patient.

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Les soins à domicile et en foyers de soins pour les personnes aînées francophones en Ontario : une exploration des convergences et divergences

Jacinthe Savard (Université d’Ottawa), Solange Van Kemenade (Université d’Ottawa), Louise Bouchard (Université d’Ottawa), Katrine Sauvé-Schenk (Université d’Ottawa) et Josée Benoît (Université d’Ottawa)

Résumé

L’impact des barrières linguistiques en santé est connu, mais peu documenté en soins à domicile (SAD) et en foyers de soins de longue durée (FSLD). Deux études ont examiné la disponibilité de services en français (SEF), les barrières d’accès et leurs effets sur la qualité des soins, ainsi que les stratégies pour les surmonter. Une approche qualitative reposant sur 90 entrevues auprès de gestionnaires, intervenants, bénéficiaires ou résidents et proches aidants a été utilisée. Selon les participants, recevoir des soins dans sa langue crée un sentiment de confiance, surtout en présence de troubles cognitifs ou en situation de détresse. Dans les deux contextes, les milieux à caractère francophone et désignés offrent davantage de pratiques linguistiquement adaptées, malgré des défis liés au recrutement de personnel bilingue. Ils valorisent le perfectionnement linguistique et la formation à l’offre active. L’absence de SEF est associée à des risques pour la qualité des soins et, en FSLD, à une diminution de la qualité de vie. Elle alourdit le fardeau des proches aidants et, en SAD, elle peut mener au renoncement aux services. Des différences organisationnelles émergent: les FSLD misent davantage sur des ailes francophones et le travail d’équipe jumelant personnel bilingue et unilingue. Les SAD privilégient une répartition stratégique des ressources bilingues sur le territoire. Ces résultats appuient des pistes d’actions pour améliorer l’accès, la qualité et la sécurité des soins.

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L’impact du statut linguistique minoritaire du patient sur les résultats des soins psychiatriques hospitaliers pour les troubles de l’humeur

Sathya Karunananthan (Université d’Ottawa), Colleen Webber (Hôpital Bruyère), Antoine St-Amant (Université d’Ottawa), Daniel Myran (Hôpital d’Ottawa), Charles-Eric Lahaie (Institut du Savoir Montfort), Sharon Johnston (Institut du Savoir Montfort), Michael Reaume (Université d’Ottawa), Aroldo Dargel (Hôpital d’Ottawa), Krystal Kehoe Macleod (Hôpital Bruyère) et Angela Cheung (Université d’Ottawa)

Résumé

Contexte: Le statut linguistique minoritaire est associé à des résultats hospitaliers défavorables. Cette étude quantifie son impact en soins psychiatriques hospitaliers chez les patients atteints d’un trouble de l’humeur. Méthodes: Nous avons mené une étude de cohorte rétrospective incluant 106 843 admissions en psychiatrie pour troubles de l’humeur en Ontario (2010-2020) – 95.3% d’anglophones, 1.1% de francophones et 3.5% d’allophones. Les résultats incluent des événements hospitaliers (p.ex., admissions involontaires, sorties contre avis médical) et à un an après la sortie de l’hôpital (utilisation des services de soins, mortalité). Des modèles de régression logistique ajustés sont utilisés. Résultats: Comparativement aux anglophones, les francophones et allophones présentaient des résultats hospitaliers défavorables. Les allophones avaient une probabilité accrue d’admission involontaire (rapport de cotes [RC]: 1.18, intervalle de confiance [IC] à 95%: 1.08-1.28), tout comme les francophones (RC: 1.57, IC: 1.36-1.80). Les francophones présentaient également un risque plus élevé de contentions (RC: 1.88, IC: 1.27-2.72). L’utilisation des soins après la sortie était comparable entre les groupes; les allophones présentaient une mortalité plus faible (RC: 0.77, IC: 0.63-0.93). Conclusion: Le statut linguistique minoritaire est associé à des résultats hospitaliers défavorables chez les patients atteints d’un trouble de l’humeur, particulièrement chez les francophones.

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Défis des données probantes sur la santé et les services en contexte francophone minoritaire pour la mobilisation des connaissances

Christelle Pelbois (Université d’Ottawa) et Louise Bouchard (Université d’Ottawa)

Résumé

La mobilisation des connaissances est aujourd’hui un levier central pour améliorer les décisions, les pratiques, les politiques et les résultats en santé. Elle repose notamment sur des données probantes issues de méthodes rigoureuses, dans un contexte où la recherche est de plus en plus appelée à démontrer son utilité sociale. Toutefois, cette injonction à l’« usage des données probantes » pose des défis importants lorsque les données disponibles sont limitées, fragmentées ou peu robustes. Les travaux sur la santé des communautés francophones en situation minoritaire (CFSM) révèlent un déficit structurel de données probantes sur l’offre de soins et de services en français. L’absence de variables linguistiques complètes, cohérentes et standardisées dans les bases de données de santé, ainsi que des contraintes méthodologiques liées aux indicateurs, ou à la petite taille des populations concernées, compromettent la comparabilité et la généralisation des résultats. Dans ce contexte, le manque de données probantes ou leur robustesse insuffisante soulève des enjeux majeurs pour la mobilisation des connaissances : crédibilité des résultats, utilisation dans les processus décisionnels et capacité à soutenir l’évaluation de la performance du système de santé. Cette communication mettra en lumière certains défis liés au recours aux données de recherche sur les CFSM et des conditions nécessaires à une mobilisation des connaissances contextualisée et utile à l’action publique.

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Un outil de visualisation des données sur les services de santé en français pour soutenir la planification de la santé

Patrick Duong (Université d’Ottawa), Patrick Timony (Université Laurentienne de Sudbury), Christelle Pelbois (Université d’Ottawa) et Louise Bouchard (Université d’Ottawa)

Résumé

Cette communication présente l’apport d’une plateforme de visualisation des données, Power BI (Microsoft), à l’analyse des services de santé et au soutien à la prise de décision en contexte de planification. En permettant l’intégration, la transformation et la représentation visuelle de données complexes, l’outil améliore l’interprétation des résultats et l’identification de tendances, de disparités régionales et de besoins populationnels. À titre d’étude de cas, une analyse de l’offre et de la demande de soins de long durée (SLD) en français en Ontario est présentée. L’offre est examinée à partir du nombre d’établissements de SLD selon leur responsabilité linguistique et de la présence de personnel de santé francophone. La demande est estimée en comparant la population francophone de 65 ans et plus à la population totale du même groupe d’âge. Les données proviennent du recensement de Statistique Canada et d’un sous-ensemble de la Base de données sur les services de santé en Français (la BDSSF) du ministère de la Santé de l’Ontario. À l’aide de cartes et de tableaux de bord interactifs, nous distinguerons les régions où l’accès aux SLD en français est insuffisant de celles où il est plus favorable. Les outils de visualisation interactive comme Power BI peuvent ainsi appuyer l’analyse des services de santé en français et renforcer la planification des services fondée sur des données probantes.

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Appuyer les langues officielles en santé : leviers fédéraux et rôle fédérateur de la Société Santé en français et de la FCFA du Canada

Antoine Désilets (Société santé en francais), Hector Vera (Fédération des communautés francophones et acadiennes du Canada), Gnaviksha Bhujun (FCFA)

Résumé

Au Canada, l’accès à des services de santé en français demeure inégal malgré les obligations linguistiques et les engagements politiques. Pour améliorer cette situation, il est essentiel d’identifier et d’activer les leviers fédéraux qui structurent les politiques, les financements et les mécanismes de responsabilisation en matière de langues officielles en santé. Les accords bilatéraux en santé représentent une occasion stratégique de concrétiser ces engagements à l’échelle provinciale et territoriale. Toutefois, leur mise en œuvre dépend de la capacité à mobiliser, coordonner et soutenir collectivement les acteurs francophones. La SSF et la FCFA du Canada jouent un rôle central dans ce processus : elles rassemblent les organismes francophones, formalisent des positions communes et[ÉF1] facilitent l’accès à l’information et aux ressources nécessaires pour influencer les ententes et les actions. Cette communication analysera : (1) les principaux leviers fédéraux disponibles pour soutenir l’intégration de la langue française dans les systèmes de santé; (2) les mécanismes par lesquels SSF et FCFA appuient la structuration d’un mouvement francophone solidaire; et (3) des exemples d’impact des accords bilatéraux en santé pour améliorer l’accessibilité linguistique. En éclairant les dynamiques institutionnelles et collaboratives, elle proposera des pistes pour renforcer l’offre de services en français et optimiser les retombées pour les communautés linguistiques minoritaires.

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Un outil bilingue pour réduire les inégalités liées à l’isolement social : validation du Berkman-Syme Social Network Index révisé digital BSSNI-RD

Michelle Dewar (Université d’Ottawa), Sathya Karunananthan (Université d’Ottawa), Tegan Stassen (Université d’Ottawa) et Sharon Johnston (Institut de Savoir Montfort)

Résumé

L’isolement social est un déterminant social majeur de la santé mentale et physique et touche de façon disproportionnée les francophones en contexte minoritaire ainsi que d’autres groupes marginalisés, en raison d’inégalités linguistiques, culturelles et structurelles d’accès aux services. Cependant, aucun outil bref, contemporain et validé ne permettait toutefois d’en assurer le dépistage. Cette étude visait donc à mettre à jour, traduire et valider en français et en anglais le Berkman-Syme Social Network Index révisé digital (BSSNI-RD). L’étude a été réalisée auprès de 903 adultes canadiens recrutés en ligne. Les participants ont complété le BSSNI-RD, des mesures de solitude, de soutien social, de qualité de vie et de symptômes dépressifs et anxieux, puis ont répété le questionnaire deux semaines plus tard afin d’évaluer la stabilité test-retest. Les analyses ont examiné la redondance et la distribution des items, la validité convergente et divergente, les différences entre groupes et la sensibilité à différentes pondérations d’items. Les résultats soutiennent la validité d’un outil bilingue, bref et contemporain favorisant un dépistage plus équitable et accessible de l’isolement social.

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Communications par affiche

Soutien à la proche-aidance en situation linguistique minoritaire en contexte de pandémie, le cas de Sudbury en Ontario

Frantz Siméon, Phd (UQAC – Université du Québec à Chicoutimi), Manon Lafontaine (Université Laurentienne), Patrick Timony (Université Laurentienne), Sylvie Larocque (Université Laurentienne), Yves Couturier (Université de Sherbrooke) et Guison Célestin (Université Laurentienne)

Résumé

Le but de ce projet a été de mieux comprendre, du point de vue des proches-aidants et des organismes qui les soutiennent, l’expérience, les stratégies d’adaptation et leur contribution à la réponse aux besoins des personnes aînées en contexte pandémique. Et pour cela, nous avions voulu documenter: 1. l’expérience, les stratégies et les adaptations des proches-aidants francophones en situation minoritaire au maintien à domicile en contexte de pandémie. 2. les particularités du genre dans ces expériences, stratégies et adaptations. 3. les appuis reçus par le proche-aidant francophone en situation minoritaire dans un contexte de crise sanitaire et le sens qu’il y donne dépendamment de son statut social (enfant, ami, etc.) et genré (homme, femme, etc.) au travers de l’action d’un organisme de proximité. Il ressort de cette recherche une profonde insécurité linguistique et cognitive en situation de care qui fragilise le rapport aux institutions et affecte le bien-être des ainés francophones en contexte minoritaire, un investissement émotionnel très fort caractérisé par une l’empathie exacerbée au regard des besoins de l’aidé et indissociable de la relation aidant-aidé, une absence de proactivité des organismes et des ressources d’aide qui contraignent les aidants à s’investir souvent au-delà de leur capacité.


Facteurs influençant la différence de résultat entre un test cognitif MoCA passé en anglais et en français chez des francophones de divers niveaux de bilinguisme

Jacinthe Savard (Université d’Ottawa), Cyrelle Ornella Mefotse Saha (Institut du Savoir Montfort), Katrine Sauvé-Schenk (Université d’Ottawa) et Geneviève Lemay (Institut du Savoir Montfort)

Résumé

Objectif: Vérifier s’il existe une différence entre les résultats au Montreal Cognitive Assessment (MoCA) passé en anglais et en français chez des francophones bilingues, et déterminer dans quelle mesure cette différence est influencée par le niveau de bilinguisme et l’état cognitif. Méthode: Des personnes bilingues de 55 ans et plus, ayant le français comme langue maternelle, ont rempli des questionnaires sociodémographiques, de changement cognitif perçu et de profil langagier. Elles ont participé à deux séances (une en français, une en anglais, ordre aléatoire) durant lesquelles le test MoCA et des mesures objectives des compétences linguistiques ont été administrés. Des analyses descriptives des scores au MoCA et des corrélations entre l’écart de résultat selon la langue et diverses variables langagières et cognitives ont été réalisées. Résultats: Les 118 participants ont obtenu en moyenne 1,42 point de plus au MoCA en français (étendue : −5 à +11). De plus, 23,7 % ont obtenu un score indiquant un possible trouble cognitif uniquement lors de la passation en anglais. Les variables langagières sont modérément corrélées à l’écart de résultat entre les deux langues, tout comme la prédiction par la personne de la langue dans laquelle elle obtiendra un meilleur résultat. Les corrélations avec les variables cognitives sont faibles et non statistiquement significatives. Discussion: Des analyses multivariées (en cours) sont nécessaires avant de préciser les implications cliniques.

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Barrières à la mise en œuvre de l’offre active des services de santé en français en Ontario : perspectives de professionnels formés

Manon Lafontaine (Université Laurentienne de Sudbury) et Patrick Timony (Université Laurentienne de Sudbury)

Résumé

Cette étude qualitative porte sur la mise en œuvre de l’offre active des services de santé en français dans le système de santé ontarien. Elle vise à comprendre comment cette approche est perçue, intégrée et soutenue par des professionnels et gestionnaires ayant suivi une formation sur l’offre active. Les résultats montrent que, malgré une reconnaissance claire de la pertinence de la formation et une meilleure compréhension de l’importance de l’offre active, son application concrète demeure limitée par de nombreux obstacles. L’analyse met en évidence des barrières présentes à plusieurs niveaux. Au plan organisationnel, les participants évoquent le manque de temps, l’absence de ressources humaines francophones, la difficulté d’accès à des documents en français et le manque de mécanismes structurés pour orienter les patients. Au plan structurel, la prédominance de l’anglais dans les outils cliniques, les systèmes informatiques et les communications internes complique l’intégration du français dans les pratiques quotidiennes. À cela s’ajoutent des facteurs individuels, comme l’insécurité linguistique, ainsi que des attitudes culturelles minimisant l’importance des services en français. Les résultats indiquent que la formation seule est insuffisante pour assurer l’intégration de l’offre active dans les pratiques quotidiennes. Sa réussite repose également sur un engagement organisationnel, des ressources adéquates et la formation conjointe des fournisseurs et des gestionnaires.

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Vers des soins pour toustes : Entrevues de patient·e·s francoqueer pour mieux connaître l’accessibilité des soins

Maxe F. Giguère (Collectif LGBTQ du Manitoba)

Résumé

Cette étude qualitative, menée au Manitoba dans le cadre du programme Vers des soins pour toustes, examine les facteurs influençant l’accès aux soins pour les personnes francoqueers. S’appuyant sur un cadre écosystémique et intersectionnel, elle répond à une lacune majeure : la rareté de données combinant identité 2ELGBTQI+ et langue, qui empêche de documenter les besoins spécifiques de cette population. Des entrevues de patient·e·s francoqueers ont été réalisées entre novembre 2025 et février 2026 pour documenter l’accessibilité des soins. Les résultats de cette étude montrent des barrières et facilitateurs à plusieurs niveaux et une bonne convergence générale entre le vécu des personnes francoqueers du Manitoba et celui des personnes 2ELGBTQI+ ou d’expression française canadiennes. L’étude recense aussi des enjeux intersectionnels centraux, dont le bilinguisme requis, la discrimination systémique et l’importance des identités partagées. Deux axes d’intervention y émergent : mieux documenter l’intersection francoqueer, et appliquer systématiquement les pratiques facilitantes déjà connues. Cette recherche est l’une des rares à collecter des données intersectionnelles sur les personnes francoqueers et permettra d’informer la création d’un complément de formation professionnelle et d’une grille d’évaluation de l’accessibilité des soins.

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Améliorer les connaissances, les attitudes et les comportements liés à l’offre active de services en français à partir d’une formation en ligne

Patrick Timony (Université Laurentienne de Sudbury)

Résumé

Le Réseau du mieux-être francophone du Nord de l’Ontario a créé en 2018 un programme de formation sur l’offre active pour combler une lacune dans sa mise en œuvre dans le système de santé. Au cours de ses cinq premières années d’existence, ce programme a connu un grand succès, avec plus de 2 500 certificats émis et six fournisseurs de services de santé dont 100 % des employés ont complété la formation. Cependant, l’impact de la formation était largement méconnu. C’est pourquoi nous avons mené un projet visant à évaluer le programme de formation. Entre septembre 2023 et mars 2025, nous avons recueilli 5 183 questionnaires pré-formation et 554 questionnaires post-formation. Plusieurs améliorations ont été constatées à l’issue de la formation, en particulier, en matière de connaissances (les participants étaient davantage en mesure de définir l’offre active), d’attitudes (les participants étaient plus enclins à déclarer que diverses stratégies d’offre active étaient importantes) et de comportements (les participants étaient plus enclins à déclarer qu’ils avaient intégré divers comportements d’offre active dans leur pratique quotidienne). De plus, les participants ont été répartis de manière aléatoire pour remplir le questionnaire post-formation soit 3, 6 ou 9 mois après la fin de la formation. Aucune différence significative n’a été observée entre ces groupes, ce qui indique que les améliorations ont été maintenues pendant une période d’au moins 9 mois.

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Santé collective et interculturalité : développement de ressources éducatives sur l’allaitement maternel pour les migrantes haïtiennes au Brésil

Roodine Yfrene (Universidade Federal do Paraná) et Yvenson Fleurand (UNIVERSIDADE FEDERAL DO ESPÍRITO SANTO)

Résumé

Le lait maternel est un aliment essentiel pour les nouveau-nés car il contient une grande variété de nutriments et d’anticorps indispensables au développement du nourrisson. Il contribue également à la prévention de maladies chroniques. L’assistance sanitaire tout au long de la prise en charge, incluant les visites à domicile et les espaces de dialogue, joue un rôle fondamental dans l’éducation à la santé et dans l’identification précoce des difficultés liées à AM. Cependant, chez les femmes migrantes, ce processus est souvent compromis par des obstacles linguistiques, socioculturels et par un accès limité aux services de santé. Ce travail a pour objectif de développer une brochure éducative en français et en créole haïtien visant à expliquer l’importance, les bénéfices et les défis associés à AM. Le matériel a été conçu à partir de textes clairs et accessibles, organisés en rubriques abordant la définition de l’AM, ses avantages pour la mère et l’enfant, ainsi que des orientations pratiques. Afin de faciliter l’accès aux sources d’information, un code QR renvoyant aux références utilisées a été intégré à la brochure. Les matériels éducatifs constituent des outils essentiels de promotion de la santé, car ils favorisent l’acquisition de connaissances et servent de soutien en cas de doute. Enfin, l’élaboration de cette brochure a permis d’identifier les principaux défis et lacunes liés à l’AM, notamment le sevrage précoce et l’abandon de l’allaitement chez les mères migrantes.


Exploiter l’IA générative pour améliorer l’éducation des patients dans les soins primaires: développer des outils d’IA avec une conception bilingue intégrée

Sharon Johnston (Institut de Savoir Montfort), Andrée Lemieux (Institut du Savoir Montfort), Stephen A Kutcher (CHEO Research Institute), Borris Rosnay Galani Tietcheu (Institut du savoir Montfort), Gretchen Seitz (Eastern Ontario Health Unit), Jason Trickovic (Université d’Ottawa), Douglas Archibald (Université d’Ottawa), Sylvie Grosjean (Institut du Savoir Montfort) et William Hogg (Institut du Savoir Montfort)

Résumé

Les soins primaires font face à une augmentation de la désinformation en santé. Avec l’utilisation croissante de l’intelligence artificielle générative (IAG), il y a une opportunité de produire rapidement des messages accessibles et adaptés à différentes populations. Cependant, l’IAG soulève des inquiétudes quant à son exactitude et sa compréhensibilité. Notre objectif est d’évaluer si les messages de santé créés par l’IAG sont équivalents à ceux d’experts humains. La langue étant centrale à la communication, l’IAG sera évaluée en français et en anglais. Cette étude en cours est un essai randomisé contrôlé de 12 mois. En tout, 192 messages sur 48 sujets seront rédigés à la fois en anglais et en français: la moitié par des experts en soins primaires et en santé publique et l’autre moitié par ChatGPT. Des comités d’évaluation composés de 24 prestataires de soins primaires et de 24 patients les évalueront à l’aide d’une grille d’évaluation portant sur la qualité des informations présentées, l’adaptation du message au public cible et sa pertinence et son utilité. À notre connaissance, cette étude est l’une des premières à évaluer les capacités de l’IAG à produire des messages de santé destinés aux patients d’une telle manière. D’un côté, en tenant compte des deux perspectives, soit celles des prestataires et des patients, et de l’autre, en étudiant un large éventail d’éléments de communication. Elle permettra aussi de simultanément tester l’IAG en anglais et en français.


Classe vivante : un modèle d’innovation pédagogique et collaborative pour améliorer l’accès aux soins de longue durée en contexte francophone

Sibylle Ugirase (Collège Boréal) et Alice Nyirazigama (UWO – University of Western Ontario)

Résumé

Au Canada, la diversification linguistique, combinée à une pénurie de personnel en soins de longue durée, complexifie l’offre de services adaptés aux communautés linguistiques minoritaires. Ces enjeux sont accentués par le vieillissement, qui entraîne chez plusieurs personnes âgées bilingues ou multilingues une perte progressive de la langue seconde au profit de la langue maternelle, rendant les soins dans la langue première essentiels à la qualité et à la sécurité des services. Cette communication présente les résultats préliminaires des phases 1, 2 et 3 du projet de classe vivante, intégré à un programme hybride de formation de préposés aux services de soutien à la personne offert au Collège Boréal auprès de communautés francophones et bilingues de l’Ontario. Le modèle repose sur une intégration précoce et progressive des étudiants dans les maisons de soins de longue durée partenaires situés près de leur lieu de résidence, favorisant l’immersion linguistique et culturelle ainsi que l’apprentissage expérientiel. Les résultats préliminaires indiquent une meilleure intégration des étudiants, un renforcement des partenariats formation–milieux de soins et un potentiel accru de rétention après la diplomation. Le modèle de classe vivante contribue ainsi à réduire l’écart entre formation et besoins des communautés linguistiques minoritaires et présente un potentiel comme stratégie durable pour des systèmes de santé plus inclusifs et équitables.

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Comprendre les besoins en soins de santé en français des communautés francophones minoritaires en Alberta

Gabriel Boutros (Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA)) et Amy Vachon-Chabot (ACFA), Isabelle Laurin (ACFA)

Résumé

La concordance linguistique est un élément essentiel de la relation entre un.e patient.e et son prestataire de soins, surtout pour les membres des communautés francophones en situation minoritaire (CFSM). La littérature démontre que les barrières linguistiques sont associées à des diagnostics erronés, à une moindre satisfaction des usagers et à des issues de santé défavorables. Or, peu de données documentent les besoins en soins de santé et l’état de santé des CFSM en Alberta. Afin de combler cette lacune, l’ACFA a lancé une étude provinciale de trois ans (2024 – 2027). Cette étude vise à mieux comprendre les besoins en soins de santé primaires, à domicile et palliatifs en français en Alberta. Les sessions de consultations constituent le principal outil de collecte. Les sessions permettent de documenter les besoins, expériences et attentes des francophones en matière de soins de santé en français. Cette communication présente les résultats préliminaires de X sessions de consultation (X participant.e.s) menées à travers l’Alberta au cours des deux premières années du projet. Les analyses mettent en évidence les obstacles à l’accès aux soins selon les profils socio-démographiques (âge, genre, statut migratoire), les groupes cibles (immigrant.e.s, aînées et autres) et les contextes régionaux (urbains et ruraux). Les résultats informeront les futures discussions pour améliorer la prestation de services de santé culturellement et linguistiquement adaptés en contexte minoritaire.

Unissons la science et les communautés francophones en situation minoritaire (CFSM) pour améliorer l'équité, l'accès et la qualité des soins en français, partout au Canada


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